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EN BREF
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En 2025, la consommation d’électricité en France a stagné à 451 TWh, marquant une stabilité par rapport à l’année précédente. Ce constat souligne un retard dans l’atteinte des objectifs d’électrification des usages, notamment face à la prévalence des énergies fossiles, qui ont représenté 56% de la consommation d’énergie finale en 2024. Malgré une production électrique en hausse de 1,5% à 547,5 TWh, la part de l’électricité dans le mix énergétique n’a pas progressé, ce qui retarde la transition vers des sources d’énergie plus durables.
Énergie : la consommation d’électricité en France reste stable en 2025, reflet d’un retard persistant
En 2025, la consommation d’électricité en France métropolitaine a affiché une stabilité inquiétante, témoignant d’un retard persistant dans la transition énergétique du pays. Malgré une production globalement en hausse et un taux d’électrification qui peine à progresser, les énergies fossiles continuent de dominer le paysage énergétique français. Cette situation met en lumière les défis que la France doit relever pour atteindre ses engagements climatiques et réduire sa dépendance aux énergies fossiles.
Une consommation stable face aux défis énergétiques
Selon le bilan électrique 2025 publié par RTE, la consommation d’électricité d’origine métropolitaine a atteint 451 TWh, un chiffre relativement inchangé par rapport à l’année précédente. Ce stagnation est révélatrice d’une insuffisance dans la transition vers des solutions électriques renouvelables et décarbonées. Comparativement à la période 2014-2019, la consommation est en recul d’environ 6%, une tendance qui représente un obstacle significatif à la mise en œuvre d’objectifs climatiques ambitieux.
Ce constat est d’autant plus préoccupant que des efforts considérables sont nécessaires pour électrifier des secteurs encore fortement dépendants des énergies fossiles, tels que les transports, le bâtiment et l’industrie. Ces domaines nécessitent une transformation radicale afin de diminuer leur empreinte carbone et de favoriser une consommation d’énergie plus durable.
Retard sur les objectifs d’électrification
Un des points cruciaux relevés par RTE est le retard de la France en matière d’électrification par rapport aux scénarios prévus pour atteindre les objectifs climatiques. Ce retard dans la transition énergétique impacte directement plusieurs secteurs stratégiques. Le développement des transports électriques, des systèmes de chauffage basés sur des pompes à chaleur, ainsi que l’adoption de fours électriques dans le secteur industriel sont des éléments clés qui ne progressent pas au rythme souhaité.
Olivier Houvenagel, directeur adjoint de l’économie en charge des études prospectives de RTE, précise que la part de l’électricité dans la consommation d’énergie finale est restée stagnante, ne dépassant pas 27% en 2024. Tandis que les énergies fossiles continuent à représenter environ 56% de la consommation totale d’énergie. Cela souligne l’importance d’agir rapidement pour modifier cette tendance, permettant ainsi une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.
Des dynamiques de production positives
Malgré les défis liés à la consommation, la production d’électricité en France continue d’évoluer positivement. En 2025, la production a augmenté de 1,5%, atteignant 547,5 TWh. Ce progrès est dû en grande partie au rétablissement de la disponibilité du parc nucléaire et à l’essor des filières solaire et éolienne, notamment en mer. Ces évolutions contribuent à établir la France comme un pays à la pointe de l’énergie décarbonée en Europe.
Avec un volume de production à 95,2% d’origine bas-carbone, la France affiche un positionnement favorable en matière de transition énergétique. Cependant, la persistance d’une forte dépendance aux énergies fossiles dans la consommation doit inciter à des politiques plus proactives pour dynamiser l’électrification des usages.
Les enjeux de la transition énergétique
Le gouvernement français a saisi l’importance d’accélérer la transition énergétique et en a fait une priorité absolue. Un plan d’électrification de l’économie devrait voir le jour dès le printemps, selon le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure. La mise en œuvre de ce plan sera cruciale pour stimuler l’innovation et mobiliser les investissements nécessaires afin de convertir les secteurs clés vers des technologies plus durables.
Une empreinte carbone faible
La France bénéficie d’une empreinte carbone parmi les plus basses en Europe. Cette situation est favorable pour de nombreux utilisateurs d’électricité, notamment en se positionnant comme un acteur clé dans le cadre de la décarbonation rapide de son économie. Bien que les énergies fossiles représentent encore près de 60% de la consommation d’énergie totale, l’abondance d’électricité bas-carbone offre un potentiel de réduction des émissions sans précédent.
Les récents efforts pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et les initiatives pour renforcer l’efficacité énergétique dessinent un avenir collectif prometteur. Le défi réside dans l’intégration de ces efforts à une échelle qui permettra de respecter les engagements climatiques à long terme.
Exportations d’électricité et compétitivité
La France se positionne également comme un acteur majeur sur le marché européen de l’électricité, affichant un statut d’exportateur net. En 2025, les exportations électriques ont atteint 92,3 TWh, équivalent à la consommation annuelle d’un pays tel que la Belgique. Cette exportation non négligeable témoigne de la compétitivité de la production française, ce qui lui permet d’atteindre des prix parmi les plus bas du vieux continent.
Le prix moyen spot annuel en France, à 61 euros/MWh, reste compétitif comparé aux fluctuations observées dans des pays voisins tels que l’Allemagne et l’Italie. Ce contexte de prix souligne l’attrait d’investir dans le développement des infrastructures énergétiques et des installations de production d’électricité renouvelable.
Conclusion : vers une adaptation nécessaire
Avec une mise en lumière des atouts et défis liés à la consommation d’électricité, la France doit veiller à ajuster ses priorités stratégiques et politiques pour ne pas retarder davantage sa transition énergétique. En capitalisant sur la production d’électricité décarbonée et en électrisant les secteurs clés, le pays peut espérer réduire sa dépendance aux énergies fossiles et constater des avancées significatives dans son empreinte carbone globale.
Pour en savoir plus sur ces enjeux, vous pouvez consulter les rapports détaillés sur RTE et Connaissance des Énergies.

Témoignages sur la consommation d’électricité en France en 2025
La situation actuelle de la consommation d’électricité en France suscite de nombreux commentaires. Cela fait maintenant plusieurs années que nous entendons parler des objectifs d’électrification et de transition énergétique. Pourtant, il semblerait que nous soyons en retard sur ces enjeux clés. Olivier Houvenagel, directeur adjoint chez RTE, souligne que la consommation électrique est restée stable à 451 TWh en 2025, un chiffre qui représente une stagnation inquiétante par rapport aux années précédentes.
Un consommateur conscient, Pierre, partage son scepticisme : « J’espérais voir un changement plus marqué en matière d’énergies renouvelables. Avec une part de 56% d’énergies fossiles dans notre bouquet énergétique, il est essentiel d’accélérer la transition vers des sources décarbonées. J’utilise déjà des appareils électroménagers économes, mais cela ne semble pas suffire.”
Du côté des acteurs du secteur, la situation est tout aussi préoccupante. Camille, ingénieure dans le secteur de l’énergie, déclare : « Nous savons que l’électrification des usages est en retard, notamment dans les transports et l’industrie. Il est crucial de développer davantage de solutions comme les véhicules électriques et les systèmes de chauffage fonctionnant à l’électricité. Cela nous permettrait non seulement de répondre à nos objectifs climatiques, mais aussi de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. »
Face à cette disparité, le gouvernement a annoncé un plan ambitieux pour l’électrification de l’économie. Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a mentionné qu’il serait présenté dès le printemps prochain. Claire, une militante pour le climat, exprime son espoir : « J’espère que ce plan nous aidera à sortir du cercle vicieux des énergies fossiles. La transition énergétique doit devenir une réalité, pas seulement un objectif. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Même si la production d’électricité bas-carbone a atteint 95%, il est évident que des efforts supplémentaires sont nécessaires. Jean, un analyste des politiques énergétiques, ajoute : « Il est impressionnant de voir que notre production est majoritairement décarbonée. Cependant, pour véritablement progresser, il faut maintenant décarboner tous les autres domaines de l’économie. »
Dans ce contexte, les consommateurs demeurent vigilants et attentifs. Avec la France jouant un rôle clé en tant qu’exportatrice nette d’électricité, les attentes sont élevées. « Nous devons apprendre à exploiter notre potentiel », conclut Anne, une citoyenne engagée. « Il est temps de transformer la promesse d’une énergie propre en réalité tangible pour tous. »
