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EN BREF
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Kilian Jornet, figure emblématique du trail, a révélé son bilan carbone pour 2025, affichant près de 11 tonnes de CO₂ émises. Cette augmentation par rapport à l’année précédente est principalement due à ses nombreux déplacements internationaux pour des compétitions. Dans son Progress Report, il reconnaît que ses voyages, notamment des vols long-courriers, représentent 66,4 % de son empreinte. Bien qu’il adopte un mode de vie plus durable, il assume les contradictions de ses choix, notamment en privilégiant des moments en famille même au prix d’une empreinte écologique accrue.
En tant que figure emblématique du trail, Kilian Jornet a récemment partagé son bilan carbone pour 2025, révélant des chiffres alarmants : près de 11 tonnes de CO₂ émises. Ce rapport, plus qu’un simple calcul, intègre ses choix de vie et ses engagements envers la planète. Dans un monde où la transparence est essentielle, Jornet ne se contente pas de cacher ses contradictions, mais les expose pour susciter une réflexion sur l’impact de son mode de vie sportif.
Une empreinte carbone en hausse
Le bilan carbone de Kilian Jornet pour cette année montre une hausse significative par rapport à 2024, témoignant d’un changement dans ses habitudes et d’une augmentation des déplacements internationaux. Avec un total estimé à 11 tonnes équivalent CO₂, il reconnait que cette augmentation est principalement causée par ses nombreux voyages. En effet, ses allers-retours transatlantiques pour des événements sportifs ont eu un impact considérable sur son empreinte carbone.
D’après les données qu’il a partagées, la mobilité représente à elle seule 66,4 % de son empreinte annuelle. Ce chiffre révèle à quel point les transports, et en particulier les vols long-courriers, sont nocifs pour l’environnement. Malheureusement, cette réalité semble difficile à concilier avec son rôle d’athlète professionnel et son engagement envers des valeurs plus durables.
La transparence d’un rapport engagé
Pour 2025, Kilian Jornet a décidé de structurer son bilan carbone au sein de ce qu’il appelle le “Athlete Progress Report”. Cet exercice est peu courant dans le monde du sport de haut niveau et démontre une volonté de transparence rarement atteinte par d’autres athlètes. Cependant, le rapport présente également certaines zones d’ombre.
Bien qu’il mentionne un doublement de ses émissions par rapport à l’année précédente, il n’affiche pas clairement le chiffre exact, laissant les lecteurs faire des estimations basées sur des graphiques. Cette approche soulève des interrogations sur la volonté réelle de Kilian de partager les chiffres de manière intégrale. Le flou autour de ses données contraste avec la volonté affichée de vouloir être transparent.
Assumer les contradictions humaines
Peut-être l’un des aspects les plus marquants de son rapport est la manière dont Kilian Jornet aborde les contradictions inhérentes à son mode de vie. Dans son bilan, il note avec honnêteté qu’il est inquiet pour l’avenir de ses enfants et que son mode de vie, tel qu’il est actuellement, n’est pas durable. Pourtant, il admet avoir choisi de revenir en Norvège entre deux projets sportifs américains pour passer du temps en famille. Ce choix, bien que personnel et sentimental, a concrètement doublé son empreinte carbone.
La reconnaissance de Kilian des sacrifices et des choix durables est frappante, mais elle met aussi en lumière une dualité difficile à ignorer. En tant qu’athlète de renommée mondiale, sa carrière est solidement ancrée, et ses performances sont toujours au rendez-vous. Cependant, cela remet en question l’idée que pour exister sportivement, il doit multiplier les déplacements.
Un quotidien qui fait l’effort d’être sobre
Malgré les contradictions de son bilan carbone, Kilian Jornet tente d’adopter un mode de vie cohérent. Il est végétarien depuis plus de dix ans, utilise une voiture électrique d’occasion, et privilégie l’achat de vêtements et d’équipements en seconde main. Ces choix sont une volonté manifeste de réduire son impact écologique au quotidien. Il en vient ainsi à affirmer que l’impact environnemental ne se limite pas uniquement aux voyages en avion mais réside plutôt dans l’ensemble des choix que chacun fait.
Cette démarche quotidienne de sobriété et d’écologie est à saluer, mais elle ne semble pas suffire à compenser l’énorme empreinte laissée par des trajets aériens à répétition. L’écart entre ses efforts quotidiens et l’impact de ses déplacements soulève des questions sur la responsabilité de chaque individu, même ceux jouissant d’une position aussi influente que celle de Kilian Jornet.
Son engagement au-delà du sport
Kilian Jornet, au-delà de son rôle d’athlète, est également impliqué dans des initiatives visant à préserver l’environnement. Cella est mise en avant à travers son engagement avec la Kilian Jornet Foundation. Cette organisation active sur trois continents s’investit dans des projets tels que la restauration de sentiers, des programmes éducatifs, ainsi que la certification environnementale pour les courses de trail avec son Green Trail Concept.
Par ailleurs, sa marque, NNormal, illustre également son engagement envers la durabilité. Ses produits sont garantis à vie, réparables, et fabriqués en partie en Europe, avec un programme de recyclage intégré. Ces efforts montrent une prise de conscience accrue concernant l’impact environnemental de l’industrie sportive.
Vers une approche plus réfléchie pour 2026
À l’horizon 2026, Kilian Jornet s’est engagé à réduire le nombre de déplacements qu’il effectuera. Il souhaite désormais se concentrer sur des projets qui lui semblent plus porteurs de sens, avec l’idée que chaque course ou expédition doit être liée à une action concrète—qu’elle soit de sensibilisation à l’environnement, de protection d’un écosystème, ou de nature éducative ou scientifique.
Cette intention de privilégier une démarche plus significative dans ses engagements sportifs constitue un pas dans la bonne direction. Kilian déclare vouloir “faire moins, mais mieux”, signalant un changement d’approche face à sa carrière et ses responsabilités environnementales. Il rappelle que l’objectif n’est pas la perfection, mais surtout la cohérence.
Réflexion sur les modèles et la responsabilité
La transparence des actions de Kilian Jornet mérite d’être soulignée, car peu d’athlètes de son calibre publient des bilans carbone aussi détaillés. Cependant, il est essentiel de ne pas perdre de vue les contradictions qui subsistent, notamment en ce qui concerne ses choix de déplacements. Malgré ses efforts dans sa vie quotidienne, l’impact démesuré de ses voyages d’une année à l’autre reste préoccupant.
En tant que figure de proue du trail, Kilian demeure un modèle pour de nombreux coureurs et amateurs de sport. Son récit, bien qu’honnête, doit être mis en question, analysé avec lucidité pour éviter de tomber dans le piège de l’applaudissement aveugle. L’engagement de chacun en matière d’environnement est une responsabilité partagée, et Kilian, malgré toute sa bonne volonté, n’échappe pas à cette règle.
Les visages du trail et l’écologie
Dans un monde où la compétition sportive est souvent synonyme de voyages fréquents et d’événements grandioses, l’exemple de Kilian Jornet soulève des réflexions à bien des niveaux. Le rapport carbone qu’il a publié met en lumière le besoin urgent d’évaluer l’empreinte que laisse chaque passionné de sport sur la planète. Si un athlète de ce niveau peut faire preuve de transparence sur ses émissions, cela peut également inspirer d’autres sportifs à faire de même.
Il est indéniable que l’industrie du sport doit évoluer pour allier performance et responsabilité environnementale. Le chemin sera long, mais le témoignage de Kilian Jornet pourrait bien être un catalyseur pour d’autres athletes et organisations à repenser leurs stratégies, tant au niveau individuel qu’institutionnel, en matière d’environnement.
Conclusion : La nécessaire prise de conscience collective
À travers son bilan pour 2025, Kilian Jornet démontre qu’il n’existe pas de solution simple face aux enjeux climatiques et aux impacts des modes de vie modernes. Chaque choix compte, et la prise de conscience individuelle et collective est primordiale. L’engagement de Kilian invite à une réflexion sur l’éthique sportive et environnementale, et cela dépasse de loin la simple question des chiffres. La route est encore longue, mais chaque pas dans la bonne direction peut faire la différence.

Kilian Jornet, figure emblématique du trail, a une nouvelle fois fait preuve de transparence en publiant son bilan carbone pour l’année 2025, atteignant presque 11 tonnes de CO₂. Ce chiffre, en hausse par rapport à l’année précédente, soulève des interrogations sur l’impact de ses choix de vie à travers ses déplacements. Il a décidé de ne pas simplement afficher des chiffres, mais de les intégrer dans un rapport global, l’Athlete Progress Report.
En effet, Jornet ne se cache pas derrière des excuses. Dans son rapport, il admet que la majorité de son empreinte carbone provient de ses déplacements, notamment des vols long-courriers. Il est clair que la mobilité représente une part importante de ses émissions, montant à 66,4% de son total. Malgré cette prise de conscience, il a récemment multiplié les voyages internationaux, augmentant significativement son empreinte.
Il évoque un compromis entre son engagement familial et ses obligations sportives. En rentrant chez lui au milieu de ses projets aux États-Unis, il a doublé son impact carbone. Sa justification, tournée vers le besoin de passer du temps avec sa famille, illustre les contradictions de son mode de vie. Bien qu’il affirme vouloir faire mieux, ses choix suggèrent le contraire.
Malgré ces contradictions, Kilian Jornet opte pour un quotidien plus respectueux de l’environnement en adoptant un style de vie végétarien, en conduisant une voiture électrique d’occasion, et en privilégiant les achats de seconde main. Il souligne que l’impact environnemental ne se limite pas uniquement aux trajets aériens, mais englobe tous ses choix quotidiens.
Le rapport de 2025 met aussi en avant les initiatives de la Kilian Jornet Foundation, qui soutient des projets de restauration de sentiers, de programmes éducatifs, et de protection d’espèces menacées. Son entreprise, NNormal, s’engage également pour une approche durable en proposant des produits réparables et garantis à vie.
Pour l’avenir, Kilian Jornet se fixe un nouvel objectif : réduire ses dépassements et se concentrer sur des projets qui ont du sens, en évitant les déplacements superflus. Il aspire à faire moins mais mieux, prônant une approche plus cohérente et réfléchie de son sport.
