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EN BREF
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Lulu du Morvan : Un héritage passionné au cœur de la forêt
Lucienne Haèse, surnommée Lulu du Morvan, était une militante écologiste déterminée, décédée le 10 mars à l’âge de 84 ans. Originaire de l’Autunois, elle a consacré sa vie à la lutte contre les coupes rases et la surexploitation forestière, animée par son profond amour pour les arbres et la biodiversité. Dans son livre « Mon combat pour des forêts vivantes« , elle partage son attachement aux forêts, issue de ses promenades d’enfance. Au retour dans sa région dans les années 80, elle découvre des forêts dévastées, ce qui l’amène à fonder en 2003 le Groupement forestier de sauvegarde des feuillus du Morvan, premier du genre en France, permettant aux particuliers de racheter et protéger des parcelles forestières. Son héritage perdure grâce à de nombreux collectifs citoyens inspirés par ses actions.
« Lulu du Morvan » : Un héritage passionné au cœur de la forêt
Lucienne Haèse, plus connue sous le nom de « Lulu du Morvan », est une figure emblématique de la lutte pour la protection des forêts en France. À travers son engagement passionné et son amour incommensurable pour la nature, elle a su éveiller les consciences sur les enjeux environnementaux liés à la déforestation et à la surexploitation forestière. Cet article retrace son parcours, ses idéaux, ainsi que l’impact de son héritage sur les générations futures et le monde associatif.
Les débuts d’un amour pour la nature
Lucienne Haèse a vu le jour dans la région de l’Autunois, un cadre rural propice à l’éveil de sa sensibilité écologique. Enfant des forêts, elle a grandi en découvrant, au gré des balades familiales, les merveilles de la nature. La forêt de Montmain, avec ses parfums et ses mystères, a été sa première école de vie. Les souvenirs de sa jeunesse, accompagnée de ses parents, ont forgé son attachement aux arbres
Les promenades en forêt : un héritage d’amour
C’est au cours de ces promenades que Lulu a développé une admiration profonde pour les arbres. Elle évoquait souvent la beauté des paysages, le brouillard flottant sur Autun, et le sentiment d’évasion qu’elle ressentait en hauteur. Sa biographe, Sandrine Clarac, a partagé des moments de leur collaboration, décrivant comment Lily l’a accueillie dans une maison où les arbres n’étaient pas taillés, symbolisant son respect inébranlable pour la nature. Ce témoignage souligne l’importance de la biodiversité pour Lulu, qui voyait en chaque plante et chaque animal, un acteur essentiel de l’équilibre écologique.
La lutte contre les coupes rases
Le retour de Lucienne Haèse dans le Morvan à la fin des années 80 a marqué le début de son véritable combat. Elle a eu la douloureuse expérience de constater la dégradation alarmante de ses forêts adorées, victimes de l’exploitation intensifiée. « Une coupe rase« , comme elle le décrivait, « c’est le sol qui est complètement mis à nu », symbole d’une dévitalisation dramatique de son havre de paix.
Une prise de conscience éveille le militantisme
Consciente de son manque de compétences à ses débuts, Lulu a su transformer sa fragilité en force. Elle a décidé de se plonger dans l’étude des pratiques durables, avec le désir de devenir une voix respectée dans la lutte pour la sauvegarde des forêts. Elle a ainsi mené une vie d’activiste, demandant avec insistance des améliorations et des changements. Ses échanges avec des professionnels du parc naturel du Morvan ont nourri sa détermination à agir, à ne pas laisser l’inaction dicter le destin des forêts.
Création du Groupement forestier de sauvegarde des feuillus du Morvan
En 2003, elle a donné vie à l’un des rêves les plus chers de son cœur : la création du Groupement forestier de sauvegarde des feuillus du Morvan (GFSFM). Ce groupement a été le premier de son genre en France, permettant aux particuliers de racheter des parcelles de forêts pour les préserver de l’exploitation. Sa conception novatrice prouvait qu’il était possible de tirer profit de la forêt tout en veillant à sa durabilité. Cela illustre l’une de ses convictions profondes : la sylviculture durable est non seulement viable, mais bénéfique à long terme.
Une aspiration à la durabilité
Lulu a toujours cru que l’exploitation forestière pouvait se faire en respectant l’équilibre écologique. « On peut exploiter la forêt, en tirer des bénéfices, sans faire de coupes rases », disait-elle, plaidant pour une approche qui ne nuit pas à l’environnement. Son action a permis de démontrer que la rentabilité économique et la santé des écosystèmes peuvent coexister.
Un engagement reconnu et suivi
Le GFSFM est désormais géré par un collectif bien établi, avec plus de 1.400 co-propriétaires engagés dans la protection de 500 hectares de forêt. L’esprit de Lulu continue d’animer cette organisation, ses valeurs de préservation étant partagées par de nombreux collectifs citoyens à travers le pays. Des initiatives similaires émergent, inspirées par sa vision et son modèle, qui prouvent que la solidarité peut conduire à des succès tangibles dans la lutte pour la conservation.
Les hommages à une militante de la nature
Avec le temps, Lulu est devenue une figure emblématique reconnue pour son dévouement indéfectible. Des personnalités publiques, comme l’animateur Hugo Clément, ont exprimé leur admiration pour sa détermination et son impact sur la préservation des forêts du Morvan. Les hommages affluent, illustrant l’ampleur de son influence et son rôle de pionnière dans le combat écologique.
Un modèle pour les futures générations
Le legs de Lucienne Haèse dépasse le cadre de son engagement : il représente une véritable invitation à l’action pour les générations futures. « Allez en forêt ! Aimez les arbres », tel était son mot d’ordre, qui résonne comme un appel à redécouvrir la nature et à s’en faire le défenseur. En cultivant l’amour pour les forêts et leur biodiversité, elle a ouvert une voie essentielle à la prise de conscience environnementale.
Un héritage qui perdure
En France, et au-delà, de nombreux groupes continuent de se mobiliser pour protéger nos forêts grâce à l’héritage de Lulu. Son modèle de gestion forestière participative inspire de nouvelles initiatives, tout en rappelant l’importance cruciale de préserver notre patrimoine naturel. Chaque parcelle de forêt sauvée porte son empreinte, témoignant de son engagement sans faille pour la protection des écosystèmes.
Un portrait d’engagement et de passion
Le parcours de Lucienne Haèse est également celui d’une vie dédiée à la militance, à l’éveil des consciences. Sa ténacité et son caractère volontaire ont façonné sa réputation de militante respectée. Sa vie est une leçon de persévérance, de respect de la nature, et d’invitation à questionner nos pratiques en matière de ressources naturelles.
Conclusion du parcours de Lulu
Le récit de Lulu du Morvan est une inspiration, un appel à préserver ce que nous avons de plus précieux : nos forêts. À travers elle, la lutte pour un monde durable continue. Son héritage ne doit jamais être oublié. Les forêts sont un bien commun, et son amour pour elles peut nous guider vers des pratiques plus responsables. Que chaque action entreprise en faveur des forêts soit un hommage à cette magnifique guerrière de la nature.

Un héritage passionné au cœur de la forêt
Lucienne Haèse, affectueusement connue sous le nom de « Lulu du Morvan », a laissé une empreinte indélébile dans le cœur de ceux qui ont eu la chance de la connaître. Cette militante écologiste a consacrée sa vie à la protection des forêts, témoignant d’un amour profond et authentique pour la nature. Ses paroles résonnent encore chez ceux qui ont été touchés par son engagement.
« Lulu avait ce don de transmettre sa passion pour la forêt. Elle m’emmenait lors de ses promenades, me faisant découvrir chaque arbre, chaque sentier, avec des histoires fascinantes et des anecdotes personnelles », se remémore une amie de longue date. « Sa vision du monde était si inspirante, on ne pouvait pas s’empêcher de vouloir la suivre dans son combat pour un futur où les forêts seraient respectées. »
Un de ses collègues, Sylvain Mathieu, président du parc naturel régional du Morvan, partage son admiration : « Lulu était une femme au caractère bien trempé. Elle ne reculait devant rien et savait faire entendre sa voix. Si quelque chose ne lui convenait pas, elle nous le faisait savoir avec bienveillance mais fermeté. Cette détermination faisait d’elle une leader naturelle. »
Sa biographe, Sandrine Clarac, se souvient des moments passés en sa compagnie : « Lors de nos entretiens, elle m’a montré son jardin avec une fierté palpable. Chaque plante avait sa place, comme un symbole de sa volonté d’entretenir la biodiversité. L’arbre qu’elle avait laissé pousser dans sa maison, si majestueux qu’il fallait se baisser pour passer, était le reflet de son engagement : ne jamais sacrifier la beauté de la nature. »
Le Groupement forestier de sauvegarde des feuillus du Morvan, qu’elle a fondé en 2003, témoigne de son héritage. « C’était complètement son œuvre, c’est elle qui a eu l’idée », explique Ghislaine Nouallet, co-gérante actuelle. « Grâce à elle, aujourd’hui, il y a plus de 1.400 co-propriétaires qui œuvrent ensemble pour préserver nos forêts. Son modèle est devenu une source d’inspiration pour de nombreux collectifs à travers la France. »
Le message d’Hugo Clément, animateur de France Télévisions, résume bien l’impact de Lulu dans le milieu écologique : « Elle était l’une des plus grandes combattantes pour protéger les forêts du Morvan de l’exploitation industrielle. »
Le souvenir de Lulu du Morvan reste vivant, son engagement pour la protection des forêts inspirant des générations de militants et de passionnés qui continuent de défendre la beauté et la vitalité de nos forêts.
